samedi 17 novembre 2012

Ampoule à atmosphère variable

Encore un exemple de l'application des  lois d'évolution et ici sur une ampoule.
Ceci illustre parfaitement comment un objet augmente sa contrôlabilité, en intégrant une nouvelle fonction qui aurait pu être satisfaite par son environnement.

Supposons que l'on veuille décrire la fonction de l'interrupteur qui actionne la lampe. Sa fonction principale utile peut être écrite sous la forme :
 "L'interrupteur actionne la lampe."
Sous entendu, l'interrupteur allume ou éteint la lampe. On représente alors l'interrupteur (le système technique) par le schéma ci-dessous:
 
Dans lequel l'outil représente notre interrupteur, et l'objet l'ampoule. La FPU (fonction principale utile) a été décrite ci-dessus.
Examinons maintenant l'interrupteur (l'outil), et plus particulièrement le contrôle

 Le contrôle de la lumière se fait grâce à l'action sur l'interrupteur. Il existe pour cela des interrupteurs (on/off,) et aussi des régulateurs permettant de moduler l'intensité lumineuse.
Les régulateurs peuvent soit être intégrés à l'interrupteur mural, soit intégrés à la lampe lorsqu'il s'agit de lampes destinées à être connectées sur une prise électrique (les variateurs pour lampadaires halogène en sont un exemple).
Par contre, pour des ampoules actionnées par un interrupteur mural, le seul moyen de contrôler la luminosité est de changer l'interrupteur pour un interrupteur à variateur, le reste du circuit étant inclus dans les murs. A moins que...
Il existe un modèle de lampe, fonctionnant sur interrupteurs classiques et permettant de contrôler la luminosité. l'action de réglage de luminosité se fait en effectuant une séquence d'allumage de la lampe avec l'interrupteur classique. La lampe s'allume en variant son intensité, et , en coupant  au moment ou la luminosité est satisfaisante, on mémorise cette valeur.
La fonction de régulation de l'intensité lumineuse se voit alors transférée de l'interrupteur vers la lampe.Cette dernière acquiert alors une nouvelle fonctionnalité, qui était dévolue à un des composants de son environnement. la fonction transite donc de l'interrupteur vers la lampe.

Ce qui est remarquable dans cette version particulière est que la lampe en question ne se distingue pas par rapport aux autres (même encombrement, même présentation) mise à part pour un de ses paramètres: le prix :-).
L'analyse de cette évolution est très dépendante de l'objet examiné.
Du point de vue de l'ampoule, celle ci accroît sa contrôlabilité ( le contrôle passe de deux états (allumé ou éteint) à un contrôle continu entre l'état allumé et l'état éteint)
Au niveau du super système "système d'éclairage de la maison", la fonction de régulation a migré d'un de ses composants (l'interrupteur) à un couple de composants (l'interrupteur qui continue a permettre le réglage, et l'ampoule qui embarque toute l'électronique de mémorisation et de contrôle). Le système remplit la fonction aussi bien qu'avec un interrupteur à variateur.
Le problème initial (pouvoir moduler la luminosité) a été résolu en tenant compte des conditions particulières du problème (pas de régulation intallée dans le circuit d'alimentation). Encore une fois, un problème ne aput avoir de solution adaptée qu'en tenant compte de son environnement (troisième postulat de TRIZ).

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